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Le 26 Janvier 2016
Cheval de feu chez les chinois
Je suis né un mardi à vingt heures quarante-cinq, le neuf septembre mille neuf cent soixante-six. La plus extra lucide des voyantes expliquera que mon signe astrologique est la vierge et que je suis ascendant taureau, de toutes ces bêtises, je n'ai rien retenu mais avec une simple place dans les étoiles, il m'arrive, quand même, de consulter l'horoscope, juste pour me dire, que je vais faire le contraire de ce qui est relaté dans ces lignes. Les Chinois, eux, ne sont pas plus subtils concernant les signes astrologiques et l'année soixante-six correspond à celle du cheval et comme ce n'était pas suffisant, ils ont décrétés qu'en particulier ce devait être l'année du cheval de feu. Pour la petite histoire, c'est de mauvaise augure l'année soixante-six du cheval de feu en Chine et, toujours selon l’histoire, les femmes qui devaient accouché durant cette année se pressaient chez les médecins pour pouvoir avorter et échapper au démon animal à qui elles allaient donner vie et les médecins s’empressaient de les faire avorter. On peut penser que c’était une volonté du gouvernement chinois de propager des rumeurs et ainsi de limiter les naissances, à cette époque bien avant la politique de l’enfant unique.
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Avec le nom que je porte, je ne peux être que d’origine Corse ou Italienne, c’est le deuxième choix qu’il faut retenir car mon grand-père était un exilé politique. Il est arrivé en France entre les deux guerres. Il est mort en 1953, d’une urémie, pour être précis c’est un empoissonnement du sang. Il a été mal soigné par le médecin de famille. Mon père n’avait que 20 ans. Ma mère est née d’un père breton et d’une mère Normande rien de telle pour faire un bon ménage.
La griffe
Je garde le stigmate très prononcé d'un renfoncement sur mon front, une radiologie de mon crâne faite en 2013 doit pouvoir le confirmer. On distingue très nettement la marque de trois ongles qui vont du haut du front jusqu’aux sourcils. Arrêtons-nous un instant sur l’anatomie du crâne qui contient le cerveau. Sur le haut du front se trouve la zone du cerveau, dites de la mémoire de travail. C’est-à-dire la mémoire qui vous permet de garder une mémoire ce que vous apprennez à l’instant. Sur un cerveau sain, vous lisez un texte, vous le mémorisez, votre mémoire fonctionne bien. Sur un cerveau sur cette zone, la partie cognitive est atrophiée. L’aptitude à comprendre sur le champ est altérée. Ça se traduit par une difficulté à se concentrer et à manipuler ce qui est abstrait comme le langage informel par exemple. L’intelligence, ni la mémoire sur le long terme ne sont atteintes, ça engendre des personnages un peu lunaire, un peu solitaire aussi car les modes de communications et la capacité à l’empathie reste un problème majeur. Ma mère m’a affirmé que c’était à la maternelle qu’une petite fille me griffa et ce fut être extrêmement violent. Cependant, c'est sa version. Toutefois, le stigmate (la marque sur le front n'est pas responsable des problèmes cognitifs (apprendre et comprendre) dont je souffre Il s'agit plutôt d'une trépanation chimique; qui abîme le cerveau avec l'absortion d'une produit chimique pendant la croissance de l'enfant. Les stigmates à caractère religieux n'ont rien à voir avec ce sujet, cette parenthèse. C'est probablement à ça auquel j'ai été confronté et pas le seul sur la liste des ciblés...
Ma vie aurait été bien différente si cet épisode avait pu été évité. J’aurais sans doute échappé à la dyslexie, et fait de bonne et longues études et bien d'autres choses encore...
Je ne suis pas un numéro
Le déterminisme m'a donné la chance d'être né tout près de Paris à Levallois-Perret, je me rendrais compte plus tard que c'était un luxe et plus luxueux encore, mes premières années sur cette terre, furent vécues à Versailles à trois cent mètres des grilles du château du même nom. L'appartement daté fin dix-huitième était spacieux avec un long couloir qui menait sur deux chambres, la mienne et quelques mètres plus loin, à son extrémité, celle de mon frère. Je suis le dernier d’une famille de trois enfants, mon frère et ma sœur sont mes aînées de sept et six ans. Ils ont l’un et l’autre eut des scolarités tout ce qu’il y a de plus normale et ont effectués des études secondaires, l’un à Science po paris et l’autre en histoire de l’art à la Sorbonne. Se souvenir de l’école maternelle est difficile, pourtant je me rappelle de la petite rue du peintre Lebrun où se trouvait le bâtiment qui accueille, toujours actuellement les plus jeunes enfants.
Un loisir merveilleux
L'école Marcel Laffitan sur le boulevard de la reine a été mon second contact avec l'éducation nationale et ce fut un échec. A ma première rentrée des classes, ce fut déchirant et la séparation avec la sphère familiale très mal vécu. Malgré tout, je devais passer l'année plutôt tranquillement bien que je m'y ennuyais sérieusement, l'instituteur était plutôt gentil, je n'ai pas eu à m'en plaindre. La seconde année dans l'école fut capitale, marqué par un incident que je ne suis pas prêt d'oublier et qui marqua un tournant décisif dans ma jeune scolarité. Alors que l'institutrice me fit intervenir au tableau pour me poser des questions sur une leçon de français dont je ne connaissais pas les réponses, cette femme eut l'idée déplorable de me donner des coups sur la cuisse avec une longue baguette en espérant me faire retrouver la mémoire sur le singulier et la conjugaison. Elle devait avoir prévue son coup car ce supplice qui dura longtemps ne fut abrégé qu'à la sonnerie de onze heures trente qui indiquait le départ pour aller déjeuner. La journée passa, mais ce n'est qu'une fois à la maison alors que je me déshabillais pour mettre mon pyjama, que ma mère remarqua les hématomes bleus, verts qui avaient tendance à tourner marrons présent sur le haut de ma jambe. Je n'avais fait part à personne de ce qui s'était passé le matin, même. Le lendemain, c'est ma mère qui s’est déplacé pour vociférer devant la jeune femme outrageusement brutale, à partir de là, l’institutrice revêche me laissa tranquille en m'excluant du rythme de la classe, sans plus me faire intervenir. De cette situation grotesque, certains jours, je manquais l'école avec l'approbation de ma mère et nous partions tous les deux à la campagne ou nous restions seuls dans l'appartement. Mais je restais dans ma chambre alors que s’étant réveillée très tôt le matin, elle récupérait son sommeil après le déjeuner. L’isolement, pendant ces périodes était fort, pourtant je ne manifestais pas ma rancœur à son égard et à cet âge, la conscience est relative. A mon retour à l’école le lendemain, je pouvais percevoir l’animosité des autres enfants qui semblaient me reprocher de ne pas être venu la veille, comme si j’en avais profité pour pratiquer un loisir merveilleux, alors qu’ils étaient astreints, eux, à travailler. Evidemment, je prenais du retard par rapport au niveau de la classe et la plupart du temps, j’étais seul dans la cour de récréation. Dans ma chambre avec mes jouets d’enfants, je passais la journée à construire et détruire des villes en briques Légo ou établir des batailles avec des petits soldats Airfix à l'échelle de un soixante douzième. Là, c’est le début du rebelle. Des modèles réduits de tank et de véhicule de toutes sortes donnaient un réalisme saisissant à ces combats. Pour la génération de nos parents, la seconde guerre mondiale était encore présente dans les mémoires pour leur rappeler une autre guerre à l'époque d'actualité celle dite "froide". Les parents m'avaient offert un petit poste de radio alors que la modulation de fréquence n'existait pas encore. Les stations audibles étaient Europe 1 et RTL et j'avais pour habitude d'écouter ce petit crachin propre au son caractéristique des transistors de cette époque et il m'accompagnait dans mes jeux une bonne partie du temps. Dans ce monde de l’information entrecoupé de musique et de discussion; dans l’univers fantastique et poétique de la radio. Je découvrais que j’étais mortelle et qu’un monde vibrait à l’extérieur de ces murs. Mes jeux était illustrées par des histoires fantastiques car j’avais à ma disposition un mange disque. De la taille d’une petite mallette cet appareil permettait d’écouter des disques vinyles 45 tours. Les livres disques étaient illustrés avec un texte additionnel et la plupart venaient de la marque Phllips.
Le couloir de la mort
Cette période fut fantastique et ce couloir de dix mètres de long au fin fond de l’appartement a été un terrain de jeu épatant. Une moquette rouge, un papier peint avec des illustrations d'un temps passé, c'est dans ce lieu que devait se jouer les moments parmi les plus exaltants de ma vie. J'exagère ? Evidemment.
L’école, une dyslexie décelée à sept ans
On avait décelé chez moi une dyslexie. Il m’est aujourd’hui évident que cette dyslexie avait été provoquée par le renfoncement sur le front. Les symptômes de la dyslexie sont en tout point similaires à celle des problèmes de mémoire de travail décris plus haut. Le retard scolaire s’accumulant, j’ai eu plusieurs entretiens avec une psychothérapeute de l’école. Plusieurs fois dans l’année, je devais me retrouver dans son bureau et la plupart du temps, elle me prêtait des livres de la bibliothèque rose ou verte. Dans ma solitude, je lisais, ainsi j’ai quasiment tout lu de la bibliothèque rose et verte. Que cela soit Eni Blyton ou Paul-Jacques Bonzon voir Jules Vernes, je dévorais bien que peu rapide ces livres qui me hantait à l’époque.
Maître de conférence
Pas si mauvais dans les exposés et les récitations, bien que j’étais un piètre élève, il arrivait que l’on me donne des directives pour présenter un exposé. Des recherches iconographiques s’imposaient et j’aimais cet exercice ou il fallait également préparer un texte et trouver l’argumentaire pour soutenir son travail. Je ne me rappel pas avoir eu de bonnes notes. Un autre de mes fer de lance devait être la récitation, je mettais du cœur à réciter comme un acteur sur les planches « mignonne allons voir si la rose » ou « le corbeau et le renard » et je provoquais la stupéfaction chez mes petits camarades plus habitués au chant morne et monotone de la litanie dont il venait de se débarrasser une fois qu’ils avaient ânonnés aux créneaux.
Les très jeunes capitaines
J'avais des amis, notamment Pierre H. dont les parents étaient décorateur et restaurateur d'antiquité, ils habitaient un hôtel particulier du dix-septième siècle, une maison immense qui logeait trois générations et servait aussi de magasin et d'atelier pour tous les objets dont la rénovation s'imposait. Les jeux que nous partagions les mercredis après-midi dans cette grande bâtisse avaient tous un point commun : la guerre. Nous n'étions pas plus belliqueux que les autres enfants de notre âge, mais elle était omniprésente et l'art de faire et de refaire des batailles ou de jouer au commando résonnait comme autant d'acte de bravoure pour les soldats immortels que nous étions. Nous avons joué à savoir mourir dans des circonstances où le plus malin et le plus habile devait être le dernier face à l'issue inexorable et fatale de la vie.
La masure
En 1972, mes parents ont fait l'acquisition d'une masure avec un terrain de 2000 mètres carré. Cette longère dans un petit village d'Eure et Loir, nommé Germainville, était situé à 75 kilomètres de Paris entre Houdan et Dreux près de la nationale 12. Pour payer les premiers travaux, ma mère dû à nouveau travailler et c'est à Parly 2 qu'elle retrouva une activité, comme vendeuse puis responsable de magasin de prêt-à-porter. Mon père lui, travaillait à Paris près de l'opéra Garnier et était ingénieur commerciale dans une société de vente d'acier inoxydable. Tous les jours pendant de longues années, dix-sept ans pour être précis, il avait pris le train de Versailles à Paris.
Shut your fuck up
Pour les grandes vacances d’été nous partions à Saint-Tropez en vacances. Une année, c’est dans une luxueuse villa que nous partîmes dans le parc de la Moutes. Toutes ces maisons étaient habitées par des gens avec des moyens. Pas très vieux, alors que je jouais dans la piscine du club privé du parc, la solitude se rappela à moi et j’eus l’idée, au combien naturelle, de trouver, que de jouer avec mes voisines de draps de bain et de mon âge, était une idée qui en valait une autre. L’une des deux pestes, non contente de voir arriver dans leurs jeux, un être du sexe opposé, disposé à partager ce que nous avions peut être en commun, me traita « d’enculé ». Elle devait parler à quelqu’un d’autre car je ne savais pas ce que cela voulait dire, c’était la première fois que j’entendais ce mot et elle me rejeta violement. Comme quoi l’argent ne fait pas tout car la grossièreté n’est pas toujours réservé aux pauvres non content du sort qui leur est parfois réservé. Sur ce, ma sœur qui de loin avait observé la scène et comprenant mon ignorance, m’appela pour me faire penser à autre chose.
Détection d’un fumiste
De Versailles nous devions nous installer en 1976 à Paris. Porte de Champerret. Lors d’une confrontation entre moi et l’ensemble des élèves de la classe, l’institutrice, une femme fine et intelligente, me dit devant tout le monde : « Christophe vous êtes un fumiste, vous savez ce que veut dire le mot fumiste, n’est-ce pas ? » Et je répondais d’un air entendu que oui, je connaissais cette signification. Elle me demanda également que voulait dire le mot fumiste et j’étais dans l’incapacité de répondre. Ce fut une bonne leçon et peut être que bien des années après cette parenthèse, j’ai essayé avec tous mes moyens de lui prouver qu’elle avait tort et ce fut peut-être pour cela que parfois dans ma vie, j’ai essayé de donner le meilleur de moi-même et tout donner se révéla comme un exutoire sain et gratifiant bien que souvent je n’atteignais pas tous mes objectifs. A cet instant, je devais être persuadé qu’il fallait ici se donner les moyens de ses ambitions et que la fatalité ne pouvait avoir de prise sur l’individu hormis et c’est peut être son seul obstacle, qu’il faut absolument vaincre, la nature. Cette institutrice était sévère mais juste, si l’on avait fait une bêtise ou une autre pendant qu’elle faisait son travail, on pouvait avoir des problèmes avec Joséphine. C’était le nom qu’elle avait donné à une règle en acajou et elle en usait si nous n’étions pas conformes à la bienséance qui s’imposait dans ces lieux. Un jour, j’ai eu l’occasion de goûter sur mes fesses à ce châtiment corporel. J’eus droit à dix coups de règles et c’est ici que c’est drôle, si l’on peut dire, car stoïque malgré les coups portés par sa leste main, je ne manifestais aucun mot, aucune douleur apparente. On pourrait vite supposer avec une psychologie à deux centimes que j’aimais cet état de fait néanmoins inconfortable. C’est plus compliqué, et sans me donner une explication qui m’arrangerai aujourd’hui, ce n’est pas que j’aimais ça, mais la perspective de montrer à toute la classe qu’une femme, toute autorité qu’elle puisse demeurer, ne suffisait pas à me faire mal avec dix coup de règles sur les fesses. Ce n’était pas vers du masochisme qu’il fallait se pencher comme explication psychiatrique. Il faut plus chercher vers la volonté de l’orgueil masculin d’un petit homme de ne pas vouloir montrer devant mes petits camarades une douleur provoquée par une femme. Ce n’est pas qu’elle était méchante madame Mussard mais devant une classe de garçon de primaire elle devait asseoir son autorité, j’admettais donc cette punition normalement, ayant inconsciemment compris qu’elle devait se faire respecter mais ma bravoure devait masquer mon embarras absolument sinon je passais pour un douillet et ça pour moi c’était pire que tout. Donc je serrais les dents. Vers le septième coup voyant que je restais de marbre, elle redoubla de force, j’exprimais quand même une sorte de grognement quasiment imperceptible au dixième et dernier coup. Il était temps. Quand je repense à cet incident je ne peux m’empêcher d’y associer un fait similaire un peu plus tard dans l’année mais qui s’appliquait sur un autre jeune garçon, Jérôme. Il subissait le même rituel et lui il était tout mon contraire car bon élève, il lui arrivait cependant d’enfreindre la loi établit dans la classe et porter sur lui la foudre de notre maîtresse. Il était d’autant plus mon contraire qu’il démontrait un manque de retenue sous les coups de Joséphine car il gigotait dans tous les sens et ses petits cris plaintifs était associés à la scène. Ce n’est pas que je portais un regard sadique à la vision de ce spectacle, mais plutôt amusé de le voir outrageusement remuant pour ses fesses de premier de la classe. Avait-il peur que maman ne l’aime plus ? J’écoutais toujours beaucoup la radio et c’était Europe 1 qui devait me faire part de ses secrets, la musique commençait à devenir omniprésente, l’un de mes camarades de jeu, était le fils de la gardienne mais le terme à l’époque usité était concierge. J’avais onze ans et nous étions plusieurs à jouer dans les escaliers et dans la rue. Il m’arrivait de dîner dans la loge avec ses parents et son frère. Son père auvergnat travaillait à l’usine Citroën de Clichy sur Seine, il faisait les trois huit c’est-à-dire que parfois, il ne rentrait que vers quatre heures la nuit à vélo, et parfois, il partait pour travailler pour six heures du matin.
Le chahuteur
A l’âge de douze, treize ans, l’émancipation étant, et quasiment dans les derniers de la classe, soulignant un caractère épris de liberté et sensible aux chants des sirènes qui se promenaient dans la cour de récréation mixte du collège. Je fus piqué par une mouche qui devait me rendre imperméable à toute autorité selon les matières étudiées. C’est alors que j’entamais une carrière de chahuteur qui loin de faire l’unanimité auprès des élèves de la classe qui eux se passionnait pour l’anatomie et les organes de la souris ou du calamar, me permettait de rire de moi-même et de ma disposition à provoquer une réaction furieuse du professeur de science naturelle. La joie fut de courte durée car lors du conseil de classe je devais redoubler une nouvelle fois. Un jour, j’eus entre les mains un exemplaire de Best un magazine sur le rock et la pop et ce fut à cet instant que ma vie devait prendre une tournure radicalement différente. Je prenais pied dans le monde de l’adolescence où la musique était constamment présente dans la vie quotidienne. Mon frère et ma sœur écoutaient entres autres les Doors ou David Bowie et bien d’autres choses dans les années soixante-dix, nous avions cela en commun, nous partagions cela et ça nous rassemblait. Mais très vite, je m’éloignais de leur choix pour me consacrer à la coqueluche du moment en soixante-dix-neuf : le ska. A travers des groupes comme The Specials, The Beat ou Madness, je vivais à fond mon époque comme des milliers, voire des millions d’adolescents dans le monde. Très vite et pendant un laps de temps très court, ce courant fut très populaire. En 1982, je partis trois semaines dans une famille habitant à 45 kilomètres au Nord de Londres. J’avais économisé de l’argent et j’en ai profité pour m’acheter les vêtements du parfait Rude Boy c’est-à-dire une paire de Doc Martens bordeaux douze trous et trois polos Fred Perry plus un Harrington bleu marine. Ca y était, le personnage des chansons et des images qui m’avait accompagné pendant toutes ces années, était réel. Je devais rejoindre Jacques un ami le temps d’une après-midi à Londres, j’avais mon armure, j’étais en terre conquise moi le parisien le plus Londonien de la planète.
En retard
En 1982, j'ai 14 ans et je suis un adepte inconditionnel d'une musique venant d'outre-Manche, en l'occurence en angleterre, le ska. A cette occasion, je suis amené a rencontrer le frère d'un type qui est dans ma classe, il s'appelle Régis G. Vous ne le connaissez pas mais c'est un authentique crétin, bien français et je le désigne comme étend à l'origine d'une vaste opération juste pour me nuire. Je vais donc m'exprimer à son sujet ce que j'aurais dû faire depuis très longtemps.
Guillaume G. et Régis G.
Régis G. est né en 1965, et il habite avec sa mêre et son frère Guillaume dans le 17 éme arrondissement de Paris dans un quartier de la bonne bourgeoisie tranquille de Paris. Son père travaille dans une société qui édite des journaux au sein de la holding Matra et tous les étés Régis travail au sein de l'une des sociétés du groupe.
Le "Ska" Revival en 1980
En 1982, je suis amateur de rock et Guillaume G. est un plus jeune que moi. Il est élève dans la classe de 5 ème où, nous sommes élève au Collège Pierre de Ronsard à Paris. Il semble exaspéré par mon insolent dynamisme qui le pique et qui fait mouche. C'est pourquoi, il me présente son frère ainé, Régis G. qui est un con, comme s'il avait besoin d'un allié pour se défendre. Comme beaucoup d'adolescent, je suis envouté par les groupes britanniques de musique "ska revival" du moment: Madness, Specials, Selecter, the Beat. comme Régis G. qui est un con. Pendant l'été, je pars pendant trois semaines en angleterre au nord de Londres. Très vite, j'ai la panoplie vestimentaire qui va avec la musique mais je suis déjà aussi peu grégaire qu'un troupeau, je n'adhère pas aux valeurs politiques très chauvines des jeunes anglais que l'on appelle "rude boy" et qui parfois sont associés à des valeurs d'extrême droite. Je me contente simplement d'en apprécier la musique et d'en partager l'uniforme et toutefois à 14 ans, la conscience politique m'échappe et me passe au dessus de la tête. Donc, je ne me sens que très peu concerné par la politique à cette époque. Ce sera aussi, mes premières expériences avec une drogue très dévastratrice: la colle à rustine que Régis G. qui est un con, utilise avec un sac en plastique et Régis G. qui est un con, va me conseiller d'utiliser un sachet vide de mouchoir en papier, pour inhaler la substance chimique qui à l'origine doit être utilisé pour réparer les chambres à air. La pratique de cette très mauvaise chose est dangereuse pour le cerveau. Et ce type de conseil. Quelle bétise. Même au second degrés et ce conseil qu'il a pu me donner mais qui le compromet comme étend le détail des plus effrayants que l'on puisse donner. Je ne le recommande à personne de suivre cette piste anthracite. Après ça, je préfère mettre des distances entre lui et moi. Je serais présent lors de la dernière fois où la colle à rustine sera un enjeu à utiliser ou pas. Nous sommes à cette occasion trois personnes dans un square du seizième arrondissements de Paris. Et par un après-midi d'automne, sur place, Régis G. l'une de ses connaissances, un certain Simon et le troisième: moi. Ils prennent de la drogue encore une fois, de la colle à rustine mais cette fois-ci, je ne participe pas. Tout simplement parce que je rumine ce que j'entends depuis que je suis avec eux. Ils auront un flash qu'ils se raconteront autour de la drogue et je comprends que Simon fait référence à Dieu mais aussi, il voit un bouc dans son délire, tout ça dans son exposé de "drogué du moment". Fin de commentaire. Quant à Régis G., lui reste fidèle aux produits français.
S'abimer
A l'âge de tous les possibles, (14 ans) je rencontrerais des gens intéressant, comme Jacques V., Didier ou Thomas G. et son cousin et les autres, comme Benoit, Fusto ou Pat, tous grisés par la jeunesse et la volonté de faire pour eux, un tremplin d'une ville comme le beau Paris avec la musique qui fait danser, trépigner, voyager et qui nous rends tous fou. Et avec tout ceux-là, pas question de parler de drogue ou de pratique stupide, eux ne sont pas vénéneux mais se sente responsable devant le gosse que je suis, la mascotte espiègle mais sérieux des petites bandes positives de l'adolescence et ils ont la tête sur les épaules et ne s'attarde pas, eux, à vouloir m'abimer avec des conseils d'utilisations d'une drogue dangereuse ou d'une autre.
Goret à Etampes
Avec Régis, nous partagions le goût des sobriquets en tous genres. Un jour, il me trouve un surnom : têtard, c'est ainsi que je répondrais à son intention que le terme de "Goret" lui allait très bien. Il fut, alors véxé, car plus tard alors qu'était diffusé une série à la télévision nommé Gao qui se déroulait en Afrique, il m'appella Pö, le petit homme de la forêt qui incarnait le rôle d'un pygmmé. Doublé d'être un con, il est rasciste et ce moque de l'afrique, ce qui n'arrange rien car Régis G. est un con. Mais aussi, il aura le souhait, comme moi de créer une formation musicale. Ne sachant jouer d'aucun instrument, je m'invente comme improbable chanteur et je tique sur le nom du groupe, qu'il souhaite choisir, en l'occurence "Danp" qui, m'explique-t-il, veut dire : Dehors: Arabes, Noirs, Portuguais, avec les premières lettres des mots, retrospectivement est-ce qu'il est toujours aussi drôle notre con ? Car je trouve cela assez moyen voire minable en matière de bon goût et je lui rétorque que le terme: "The Damp", serait plus adapté et moins sujets à la polémique. "The Damp", veut dire en anglais l'humidité, la moiteur. L'on en reste là, car rien qu'avec toutes les connaissances que je peux avoir, choisir un tel nom est déshonorant pour nous tous, et je ne suis ni un nazillon réformateur, ni un skinhead fier d'être anglais. C'est comme, s'il avait eu le mauvais gout d'avoir appartenu aux jeunesses hitlériennes pendant la seconde guerre mondiale ou d'avoir été dans le camp des abjectes SS, mais à 16 ans en avait-t-il conscience qu'il était infect et prétencieux ? C'est pourquoi, je m'éloigne du milieu du ska à Paris car je comprend vite, que j'ai mieux à faire que de cotoyer un type pareil. Son père bien que divorcés avait une bonne situation dans un gros groupe de communication internationale: Matra et consort. J'avais été invité dans la maison familiale à Etampes, une gigantesque demeure entourée de ruisseaux qu'ils possédaient à une vingtaine de kilomètres de Paris. Et j'étais l'invité, peut-être parce que je suis blond et que j'ai les yeux bleus.
Le médecin
J'ai coupé plus ou moins les ponts mais en 1991, je me retrouve chez un psychiatre. Je le rappel car le bruit court qu'il a fait des études de médecine et qu'il est médecin à Lille, je l'ai au téléphone et nous parlons de médicaments psychiques dont j'ai hérité et la liste est longue...
Tout un programme
Que faut-il retenir de ce type, le fameux Régis G. depuis cette période charnière de ma vie. Charnière et aigue. C'est que depuis tout ce temps, je ne peux pas faire un pas chez un médecin sans qu'il n'apparait pas un connard passant un coup de téléphone pour me nuire ou pour me créer des problèmes quels qu'il soit, qu'elle quelle soit. Ce connard de Régis G. qui est un con, a été investit comme étend mon supérieur hiérachique et avec un coup de téléphone, en 1991, je lui dois d'avoir à lui obéir, lui ce connard dans son petit bureau de gestionnaire du coït et de mes fréquentations. Quand, j'ai 20 ans, mes relations se sont fait ressentir avec le droit de pouloir me dominer même pour les plus crétins. Et vous savez pourquoi ? Tout simplement parce que Régis G. qui est un con et ses parents avaient plus de poids en france et à l'étranger que ma famille. Parce que du coté de mon père, nous n'étions, mon frère, ma soeur et moi, que la troisiéme générations d'immigrées italiens et Régis G. et sa petite famille était une famille "ancienne" en PACA. Par conséquent, nous avions juste le droit d'être des esclaves et de devenir malade pour la bonne petite bourgeoisie malfaisante. Mon grand-père est arrivé en 1922 en france pour des raisons politiques, ça ne plaisait pas à ces gens déjà à l'époque et mon grand-père meurt à 63 ans d'un empoissonement du sang (Urémie) en 1953 après un mauvais diagnostique du médecin de famille.
Les lâches
Toutes les connaissances de mes 20 ans avaient étés corrompues, soit pour un job, soit pour un contrat juteux en plus et comme ça leur rapportait (aux familles ou aux enfants de ces familles) tout le monde se taisait quand j'arrivais quelque part et le sport national de tous ces gens était d'être bien vu pour obtenir leur pytance nourricière nauséabonde ou leurs avantages en nature (Sophie t. Gilles a. Laurent f. etc etc) tout ça dans la france de Jacques Chirac et de Jean-Marie le pen. Alors évidemment, quand j'arrive à l'hôpital psychiatrique à Caen en 2006, c'est la joie et l'allégresse, les cloches de l'église n'arrêtent pas de tinter et allélouia mes frères et mes soeurs...Doux jésus et ce soir, ils avaient décidés de tuer le dragon, l'odieuse bête immonde... évidemment, forcément, alors au secours, vous avez demandé la police ne me quitter pas...Et quand ils sentent que leur système est à bout, c'est la panique totale et ils s'alarment avec une fable dont ils sont à l'origine les seuls dépositaires dans l'histoire de france avec "Le grand remplacement" et c'est déjà tout un programme dont ils se drapent avec la droite, l'extrême-droite, et la fleur au fusil.
Le bilan
S'il y avait à faire un bilan, une constatation à travers l'exemple néfaste de Régis G. c'est triste à dire, mais je suis dans de sales draps dans mon petit bonheur de la soixantaine, en tout cas, je suis vivant et cela tiens du miracle incroyable. Combien sont morts trop tôt auparavant sans avoir compris le fin mot de l'histoire sur un lit d'hôpital après une opération de chirurgie dans des régions inféodés à la droite ? Pour moi, comme une sorte de petit arabe dans un univers hostile en se débattant avec les éléments, à Paris, à Dreux (28), à Deauville (14). Sans oublier Los Angeles et New York, là où je suis empoisonné en 1987 et dont les symptômes d'une maladie artificielle se posent à moi, à partir d'avril 1989. C'est au USA que j'ingère cette bactérie et ce n'est pas un hasard et l'ordre devait venir de france et toujours et encore par l'extrême-droite française, où la pieuvre Matra est encore vivante et elle sait tuer à l'époque et finalement, c'est elle, qui disparait à son tour, dans les années 2000 après la mort de Jean-Luc Lagardère. Et si je ne m'étais pas endormie comme un gentil bébé baigneur quand j'étais aux USA avec une fille dans le lit, j'aurais eu le sida et aucune autre maladie et aujourd'hui, je serais déjà mort. Mais le brave "Nounours" était avec moi dans le ciel et il m'a dit bonne nuit et il a âgit et j'ai vécu cette nuit américaine en dormant à point fermé et il m'a sauvé la peau sans que ça réveil Ronnald Reagan: le président américain de second rôle en place à l'époque aux USA.
Le système méritocratique n’est pas pour lui
Je n’étais passionné par rien de ce qui sortait de la bouche du professeur, en dehors de l’histoire, de la géographie et aussi un peu du français. Bien que j’essayais, lors de mes rédactions d’avoir le mot juste et l’idée bonne, ce qui reviens à dire qu’après de nombreuses ratures, je donnais à la fin de l’heure un pitoyable texte qui n’excédait pas une demi page au maximum. Ejecté du collège en fin de cinquième, j’avais le choix soit d’entreprendre un CAP de menuisier ou dans le domaine de la coiffure, les seules voies qui ne porteraient pas atteinte à la sérénité et le sérieux des cours. Ainsi, je fini par intégrer l’école privée. Moins perturbateur, je n’en étais pas plus motivé et le retard trop important m’excluait du cours et en troisième, je quittai l’école ou plus exactement c’est l’école qui s’éloignait de moi. J’avais l’âge légal : seize ans. Aucune notion de mes faiblesses et toutefois avec la certitude et la ferme intention que la vie s’offrait à moi, elle était lointaine, majestueuse et certainement pleine de plaisir que je supposais encore plus que je ne l’imaginais.
Venice's style
La porte de Champerret n’est ni Nothing Hill et la rue Jean Moréas où j’habitais n’est pas Carnaby Street et considérant que le cœur de Paris rassemblait des gens bien éloignés de moi, c’est ainsi que je limitais mes sorties à un cercle plus limité de connaissance qui pour beaucoup fréquentait le même collège et plus orienté vers les états unis. Vint alors à moi une période qui n’était pas la pire. Subjugué par les images d’Epinal des magazines américains de la côte ouest, je fus fasciné par le style et le mode de vie des jeunes champions de BMX et de skateboard de la Californie, j’y plongeais de tout mon corps, esprit, panoplie et matériel.
Ysabel la catholique
Je me rapprochais d’Ysabel dont j’étais sous le charme et nous sommes partis dans l’arrière-pays basque avec Antoine, Brigitte, l’une de ses amies de collège et encadré par Geneviève la mère d’Ysabel et d’Antoine. Comme des mobylettes étaient à notre disposition, nous étions très mobiles et nous avons sillonnés toutes les petites routes de la campagne de l’est de la région de Biarritz. La famille d’Ysabel était originaire de cette région et nous sommes partis à la découverte d’une maison abandonnée qui avait appartenu à l’un de ses grands-parents. La demeure gigantesque recouverte d’une flore envahissante et sauvage était somptueuse. Par une fenêtre nous avons réussis à pénétrer les lieux, les pièces étaient spacieuses et surtout ce qui retins mon attention, c’est une bibliothèque majestueuse qui contenait des ouvrages datant du dix-neuvième et du vingtième siècle. Il faut ajouter également que l’humidité régnait en maître dans tout l’édifice. Pensant bien faire, en « sauvant » quelques livres de la moisissure, nous en avons sélectionné une dizaine puis rapporté au regard d’Ysabel qui en s’apercevant de cet odieux larcin, nous ordonna à Antoine et moi de remettre là où nous avions découvert ces joyaux de la littérature. J’ai toujours ressenti un sentiment de culpabilité sur cette histoire car j’avais entrainé Antoine sur le chemin du vol, pour autant, c’était un bien indirect puisque qu’Antoine en était un peu le légataire et je n’avais pas eu de mal à le persuader de trouver une substantielle rémunération si nous ramenions ce butin à Paris. Quoiqu’il en soit, nous avons remis à sa place le 'trésor', conscient et un peu honteux tout de même, que cette capture, si l’on peut en parler comme ça, avait été une très mauvaise idée venant de ma part.
Les petits boulots
Le bmx, sport intense que je pratiquais avec acharnement devait bientôt avec des heures d’entraînements portés à conséquence, je fus sponsorisé et intégré dans une équipe, les Spins Rats. En parallèle je travaillais où je le pouvais, un peu au sein du ministère de la culture, un peu au sein au centre d’apprentissage des personnels communaux, comme magasiner ou bien coursier. Je vivais chez mes parents avec une certaine autonomie puisque j’habitais dans une chambre de bonne du septième étage de l’immeuble et en plus de la liberté de circuler j’avais aussi des moyens car je travaillais.
Le service militaire
J’ai dix-huit ans, je viens de me faire réformer du service militaire psychiatrie quatre, en réalité, je ne suis pas fou du tout, à l’origine je suis parti en ayant une formule de service militaire définie par l’armée. D’une durée de seize mois au lieu de douze, ce à quoi, j’ai le double de paye et la possibilité selon ce qui était écris sur le prospectus de choisir mon affectation et c’est ça précisément ce qui me motive à faire quatre mois de plus - Effectuer mon service militaire à Paris - Je fais mes classes en février 85 à Luxeuil le Bains dans l’armée de l’air et cela se déroule bien, c’est nouveau et exotique pour moi, je m’intègre pas trop mal, j’arrive à y trouver ma place. Les classes terminés, je passe devant le conseil d’affectation et passer son service militaire à Paris m’est refusé, bien qu’étant volontaire longue durée, j’ai le choix entre rester à Luxeuil ou Contrexéville. La base aérienne de Luxeuil est un site sensible car on ne plaisante pas avec les avions, dépité par les deux perspectives, par élimination, je choisis la petite ville des Vosges. C’est loin de Paris et pendant quatre semaines, je garde des radars et des antennes en me posant la question pourquoi rester là-dedans encore quatorze mois. Dans le contingent, il y a quelques têtes brulés, des petits délinquants, des insoumis, qui, les uns après les autres s’insurge et finissent invariablement à l’hôpital psychiatrique de Metz puis réformé P4, ils reviennent chercher leurs affaires à la base. J’en profite pour leur demander le cheminement de leur parcours, je veux connaitre la procédure. L’idée de se faire réformer prend forme, je reviens en permission chez mes parents, je suis peu décidé à retourner à la base 109, mes parents s’inquiètent et me résonne, néanmoins, je vais repartir, là-bas quand même. Les jours s’écoulent et au mois de mars, le temps est plus clément, je finis par m’y plaire et je ne donne plus de nouvelles à mes parents. Un matin, je suis convoqué par un major, chose extraordinaire alors que l’on est noyé dans la masse, comme tout bon soldat de seconde classe. Je sens tout de suite que c’est l’occasion ou jamais. je rentre dans son bureau en me disant, c’est peut être ma chance, sur ma petite chaise, je tortille ma petite casquette entre mes doigts, mon regard est fuyant et mes réponses confuses soulignent une extrême timidité et un manque de confiance en soi que je feins. Je comprends que ma mère à appeler la base, catastrophé de ne pas avoir de mes nouvelles, c’est la raison pour laquelle, je suis questionné. Plus tard, nous faisons dans un petit peloton des exercices de marche au pas, avec les traditionnels : peloton halte, demi-tour à droite, droite et je tourne à gauche. Un officier vient vers moi, je dois aller au poste infirmier voir le médecin. En réitérant ma petite scène avec la casquette comme ustensile, je recommence ma cuisine psychologique, l’après-midi, je pars pour Metz, résultat, début de mission réussie. Là, c’est plus difficile, je dois investir un personnage à chaque instant. Les petits dealers que j’ai rencontrés à Contrexeville et qui était du même contingent sont là pour quinze jours, le temps de leur poser quelques questions, de les reformer et de régler des formalités. J’apprends que pour la réforme fonctionne, il est nécessaire d’expliquer aux médecins que tu prends de la drogue, auparavant, pendant l’adolescence, j’avais déjà fumé des pétards mais sans résultat satisfaisant, j’avais vite laissé tomber. Je ne connais rien au monde de la drogue, ce n’est pas mon univers. Je me renseigne sur le cours de la cocaïne et sur les quantités, je suis novice mais besogneux et les heureux protagonistes fiers de pouvoir partager leurs spécialités professionnelles ne tarissent pas de détails. Je vais passer devant cinq médecins qui pour la plupart sont des appelés c’est-à-dire des étudiants qui venaient de terminer leur cycle d’étude, ils me questionnent et vient le fameux moment sur la drogue, j’ai une note de dix sur dix, j’ai mon examen, je suis réformé p4.
Un jeune "toxico" nouveau
Peu de temps après, j’entamerai une carrière de toxicomane bien concrète au son des musiques de l’époque et avalisé par le ministère de l’intérieur dont l’un des employés était à ses heures fournisseur de cette patte huileuse que l’on appelle haschisch. Sur les recommandations de mon frère, j’étais peu porté par la drogue en poudre qui selon lui était de la merde et bien que l’ayant essayé, je devais également être convaincu par cette affirmation. Heureusement pour moi, je n'ai pas eu l'occasion de pratiquer ces drogues dites durs à l'époque. Celles avec lesquelles, vous risquez d'y laisser votre vie. La poudre blanche ou celle marron comme l'héroine. Celles qui s'injectent en intravéneuse, celles qui vous envoient jusqu'au septième ciel pour un parcours sans chemin de retour. Ces drogues qui sont vendus par un salaud de circonstance pour pas trop chère. Ces drogues qui, seront responsable de votre prochaine crise cardiaque fatale. La dope, la coke, l'héro, l'exta, toutes ces petites saloperies dont même la première des prises peuvent vous conduire à six pieds sous terre, très vite. Ooooh mais que c'est bon, et que le grand Krick me craque, car que c'est bon, comme un bon retour sur investissement. En tout cas, grâce à la prévention dont mon frère, a pu me faire part, je peux dire qu'il m'a sauvé la vie. Néanmoins, je fus littéralement envouté par les volutes bleuetées du cannabis et de la marijuana en ayant l’inconscience que, ça n’était pas si grave. Les premières impressions sur terre avec ce qui se roulait et ce qui se fumait non seulement n'était qu'un simulacre destiné à me faire tomber sous le mobile du "cool" de la drogue douce. Mon frère en 1985 en dehors de ses excellents conseils anti-drogue chimique à saura dédramatiserer ce phénomène du cannabis en pleine expansion à l'époque. Il prépare le terrain pour que je puisse rester vivant, longtemps.
Smoke it !!!
Je ne commence à "fumer" du cannabis régulièrement qu'à partir de fin 1985, donc, après mon retour du service militaire en avril. Pendant l'été, je suis amené à partir en vacances à Biarritz où je suis au milieu d'une petite bande qui rassemble : Laurent f., Laurent l., Christophe l. Denis c. et sans oublier la vénus des hôtes de ces bois, la fantastique Carole b. la seule vestale et créature aux seins ferme et prépondérant qui nous accompagne dans nos vacances glissantes et humides sur les vagues d'Anglet, la fameuse petite ville du pays Basque. Elle nous rejoint pendant une semaine et bien sûr, tous les "boys" s'affairent comme des mouches autour d'elle. Le plus motivé est Denis c. qui va offrir à Carole, une escale dans sa tente pendant trois heures après le couché du soleil. Pour autant, elle ne reste pas longtemps et lorsque, elle nous abandonne tout retombe à plat. C'est dans la tente grand confort de Denis que va s'organiser mon initiation à la "Cannabis party" comme tous les bons hippopotâmes gentils de la planète planante. Le soir, après des coups de soleil, bien mérités, il y a les coups de truelles avec la "ganja" car Denis a apporté avec lui un sac de chanvre indien et comme il est très partageur, évidemment c'est beaucoup plus agréable à plusieurs. Dans cette logique, c'est toute la petite bande qui se retrouve pour fumer des pétards ou le calumet de la paix.
Auberge de fumette
Ainsi, voilà ce qu'il faut retenir de ces vacances hallucinatoires. Ce sont mes premiers grand "voyages" avec le cannabis. Au fil des soirées qui se succèdent avec la petite bande des anciens de l'adolescence, plus je fumes, plus je suis dans un autre monde. Et ça, tous les soirs à Anglet en direct avec une réalité hautement nerveuse et sensible. Manifestement, non seulement, pendant ces vacances, je fumes du cannabis comme les autres avec un mégot passant de lèvres en lèvres mais en plus, il doit y avoir autre chose d'additionnelle dans la bouteille de soda qui nous désaltère. Je conclus donc, qu'il y a, ce que l'ont appellent des "acides" ou des "speeds" des drogues rendant très nerveux, m'empèchant plus ou moins, de dormir, accompagnés par des rires sans pouvoir me contrôler et quand je m'esclaffe, ils ricanent. Evidemment, j'ai adoré ça, avec cette entourloupe des deux drogues pour le prix d'une. Je n'étais pas associé au mensonge qu'ils me réservaient. Le reste de la pleinitude viendra sonner à ma porte à chaque prise de cannabis, et ça pendant environ dix ans à partir de cette date avec mon esprit inconscient du danger.
Dépendance psycologique
A partir de ce moment (août 1985), je vais commençer à devenir dépendant du cannabis, dont la prise et le commerce sont un délit. Laurent f. va devenir mon "dealer en chef". Le positionement de Laurent va contribuer à vouloir me séduire avec plusieurs choses. C'est entre autre, me trouver des filles, pour un soir ou pour toujours, car je suis le "golden boy" qu'il faut savoir ménager, dorloter. Ils chercheront à veiller à ce que je n'ai besoin de rien avec tout ce qui se déroule pas trop loin de moi. C'est ainsi, que les idées bourgeonnent dans leurs petits crânes et ils organisent (les protagonnistes du "circle jerk") une vraie farandole des plaisirs disponibles avec une super fidélité et amitié renforcée. Ils seront sans failles avec de bon taux d'évolution et de croissance, mes actionnaires sympas de cette petite entreprise qui, sans gène aucune, vient presque, déjà, faire le ménage chez moi et qui, presque déjà, s'occuppe du service après-vente avec des intérêts, déjà... bien compris...
Stups ou encore
En 1986, ma famille ne peut pas être sans réaction face à mon état de santé. Mais pourtant n'approchent pas le problème de la drogue de façon frontale dans la conversation. Pour que je puisse prendre une distance avec cette drogue, il me faut agir seul. Ils constatent chez moi, une métamorphose vers un mouton docile avec l'esprit confus, presque comme une forme d'autisme... Et toujours en 1986, mon père évoque de me faire reprendre mes études et de participer à des cours pour faire de la vidéo et de la communication avec pour objectif devenir réalisateur. Enthousiate, tout de suite, j’ai accepté. Cette idée m’a séduit immédiatement, alors, j’ai intégré des cours en octobre 1987 et finalement, je ne m’en porterai pas plus mal et je reste très motivé. J’ai beaucoup de liberté et du temps que je consacre à la pratique intensive du skateboard mais aussi à mes études. Les professeurs sont décontractés mais très professionnels mais n’ayant pas le bac, je ne pouvais obtenir de diplôme; je serais donc considéré comme auditeur libre pendant deux ans. Les horaires sont plutôt élastiques, pas de cours avant dix heures du matin et dans l’après-midi de quatorze à seize heures. Dans ces conditions, la perspective de devenir un jour, un faiseur d’images commence à devenir de moins en moins utopique. J’ai un rêve, lointain; diriger, un jour, une chaine de télévision.
Ville Fantôme
En 1987, je vais beaucoup cotoyer Jane qui sera la jeune femme qui va beaucoup compter pour moi, elle est anglaise, ressemble physiquement à Charlotte rampling et à travers elle, je vois partout la femme qui va me poursuivre à tous les âges. Originaire de Coventry dans le nord de l'angleterre, cette ville, comme Birnimgham très marquée par les bombardements allemands en 1940, est frappé par les terribles restructurations de margaret thatcher dans le secteur automobile, double peine. Jane, je suppose qu'après avoir fait quelques bétises, on lui a conseillé d'aller faire un tour au sud de la manche et tout en continuant ses études, elle sera jeune fille au pair. Elle est au départ, une relation de laurent dont elle va se libérer très vite et si l'histoire est véridique, elle finit menottée à un radiateur et flagélée par laurent et un autre accolyte. C'est laurent qui me racontera cette épilogue. What a mess ! Jamais, je n'aurais osez faire une chose pareille mais j'avais appris à la connaître et c'est une provocatrice, pourtant en le sachant, je n'évoquerais jamais ce détail délirant. Puis autre chose, à la télévision l'ont diffusait le film, d'yves boisset de 1977 "Un taxi mauve" qui est une adaptation d'un livre de michel déon et je m'identifie au personnage tenu par Philippe Noiret alors que Charlotte Rampling joue l'un des premiers rôles. Elle restera froide concernant ce film qu'elle ira voir, elle passe littéralement à côté, alors que moi, je trouve cela génial. En revanche, elle m'emmêne au cinéma pour une séance "Des ailes du désir" de Wim Wenders et j'adhère instantanément au récit et peut être aussi parce que c'est elle qui me le fit découvrir. Un vendredi soir de décembre, fred, jane et moi, nous décidons de partir dans la résidence secondaire de mes parents à 70 kilomètres de paris, il est 21 heures, jane et moi, nous sommes en voiture, fred est à moto. Nous arrivons vers 22 heures, fred nous rejoindra un peu plus tard alors qu'il fait un froid épouvantable, mais il a tenu bon dans la nuit sur la nationale 20. Une heure après, elle file se coucher et nous restons fred et moi à terminer une bouteille de wisky. Le pur malt disparaissant en petite rasade, je prends mon courage avec une dernière lampée et je rassemble mes esprits pour aller me poser dans le lit à deux places dans la chambre de jane, et sans l'effleurer, je m'endors. Seul, dans le lit, le lendemain, ce n'est pas aujourd'hui que je suis prêt à conclure. Cela doit être le planté de bâton, monsieur duss. Je ne sais que dire sur cette nuit et le retour en voiture à Paris est sinistre et silencieux alors que tout m'accuse dans ce rapprochement avec la reine d'angleterre.
Flux séminal
Assurement, les anglais vont m'en vouloir tellement qu'ils inventeront le brexit, faute de ne pas avoir voulu consentir un échange séminale avec la très chère jane. En toute logique, je parlerais à ma grand-mère de mariage avec jane ce qu'elle me déconseillera. Sans doute, parce qu'elle avait été sous les bombes anglaises au Havre en septembre 1944. Néanmoins, Jane, je l'aurai bien sauté.
L'appel de Londres
Mais Jane, elle me plait, elle me plait terriblement et puis la vie nous a séparé, je ne sais plus, ni comment, ni pourquoi mais lors de mon dernier week-end à Londres en 1988, je crois la reconnaître portant de large lunettes de soleil sur une place dans le centre et puis, elle disparait, comme ça, comme elle était venue. Elle me rappelle 5 ans plus tard, nous sommes en 1994, elle est en france mais tout à changé et pour cause, entre temps, je suis tombé malade et cela n'arrange rien, bien au contraire. Il y a aussi autre chose chez elle de nouveau, elle est marié et a un petit garçon de deux ans "Frazer" Phraseur en français... et elle est en train de se séparer de son mari. Ce monsieur britannique travaille en france dans le secteur de la finance une sorte de trader, d'après ce que j'apprenderai son nom à une consonnance noble en digne citoyen de sa royale magesté la reine elisabeth. Tous les trois habitent porte maillot dans une petite rue qui ressemble à la rue Jean moréas. Un soir, nous sommes quatre en voiture, Laurent au volant, Jane, Rosie (une connaissance de Jane) et moi. Après avoir fait un petit tour dans Paris nous nous dirigeons vers le pub de la porte maillot. Laurent par bravade et de façon péromptoire prétend à Jane comme une affirmation dans la conversation, "Bah oui, après que "Christophe m'a taillé une petite pipe" évidemment, ce sont des conneries, une grosse bétise qu'il s'est sentit obligé d'affirmer. Evidemment, je n'ai jamais eu de relation sexuelle avec Laurent, cela aurait été absurde, idiot. Il ment au sens littéral du terme. Jane à partir de ce moment va commencer à avoir à la bouche toujours la même injure, "Cock succer" qui veut dire en français "suceur de bite" et là, elle emploit un mot qui visiblement, s'addresse indirectement à moi, j'en suis assez atteint parce que j'aime Jane. Evidemment, si j'avais eu une histoire, une liaison, un coït avec Jane, sur l'oreiller, l'on aurait pu se comprendre. Tout le monde connait ce genre d'histoire et ces coups tordus avec des obligations nauséabontes et des petits arrangements entre ami. C'est completement pourri. Mais faut-il que Laurent le regrette, ce geste que je n'ai pas fais ni à son attention, ni à personne d'autre. J'imagine que ce fut pour Jane qu'il avait dû s'adresser car c'est elle qui avait dû peut être exercer ce genre de pratique d'ordre soit financier (l'horreur de la prostitution) soit purement stratégique (la solidarité de la guerre avec application), ce qui est possible et évidemment, il fallait pour les petits trous du cul français que je porte le chapeau de ma finesse et de ma complicité avec Jane. Jane est vénéneuse mais ce n'est pas une idiote. Dans la soirée, l'on raccompagne les deux anglaises au pub, porte maillot. Et après, nous nous retrouvons tous les deux (laurent et moi) seuls et là, je remets laurent à sa petite place en lui expliquant d'une façon assez abrupt ce qu'il vient de dire dans l'habitacle de sa wolkslagen, à ce moment, Laurence, elle devient toute gentille et elle comprends ce que je lui dis et je lui impose d'aller aussitôt au pub et elle accepte tout de suite, Laurence fissa. L'on retrouve les deux nanas au pub, ça se termine avec une bière. Terminé, il ne parlera plus jamais de ça avec moi et pour moi, non plus idem pour sa fake news. Bien plus tard en avril 2022, je vais à nouveau tenter de le joindre. Il me rappel, je lui explique une autre affaire complétement différente et puis, je ne sais plus ce qu'il essaye de me raconter, une histoire de "quatre vérités" ou un truc comme ça. Je lui conseil, aujourd'hui de ne pas tenter de me rappeller, car à cette occasion, je l'ai trouvé décevant.
Mouvement Calme Affection
Après ça, je vais revoir Jane, c'est compliqué parce que j'ai gardé avec elle, en mémoire une rare complicitée que j'aurais du mal à retouver chez les françaises, (crise et pénurie de jupon et de petite cullotte, il faut produire français...), je vais tenter, néanmoins, quelque chose, un rapprochement, une prise de participation, mais nous sommes dans des logiques différentes et je serais sincère, vraiment. Elle va m'expliquer que Laurent est un con, je peux le comprendre, puis, elle déménage et elle trouve un bon boulot et son patron va l'apprécié, moi, à l'époque, je suis en plein travail sur un projet multimédia de musique techno. Sans aucun doute, elle est intelligente et nous aurions pu aller loin ensemble si j'étais toutefois, resté à Paris avec elle. Mais Paris a le blues et les volutes bleutées du cannabis sont encore sur la ville et pour moi, avec en plus les médicaments et l'addition, je suis obligé de m'installer à la campagne. Le message de son répondeur téléphonique donne l'envie de se suicider avec ce qui ressemble à des troubles bipolaires entre le royaume-uni et la france et avec son silence, il reste la joie, l'intelligence de Jane mais elle travaille en équipe avec le talent (c'est plus discutable) de Kenny Sharf et de Fred Schneider. Il m'a semblé la croiser au petit Carrefour à 100 mêtres de chez moi, mais stupéfait qu'elle est pu faire le déplacement sur les plages du débarquement, je ne peux pas sauver le soldat Ryan et puis je vois des nains partout et visiblement, elle ne court pas après moi dans les rayons de la superette dans Deauville et dans ma télévision même avec la BBC en fond d'écran. Alors, avec Jane, ce n'est pas encore pour ce soir ou jamais.
C'est Grave
Le fanzine Grave est né par une après-midi de novembre où il faisait un temps de chien. Dans l’incapacité de faire du skate, nous avions décidé, un ami et moi, de créer notre propre support media. C’est ainsi que ce projet vu le jour. Nous n’étions plus les spectateurs des magazines américains qui régnaient en maître, ni de la presse française que nous jugions ringarde, nous avions notre propre media avec notre regard et notre plume acerbe.
Une bonne opération de R.P (Relation Publique)
Dans le cadre d’une bonne opération de relation publique, j’ai envoyé aux États-Unis des numéros du petit magazine sur lesquels est inscrit mon adresse au cas où l’ont voudrait nous contacter et ce mois-ci dans le numéro de « Trasher » un magazine américain underground sur le skate, un récapitulatif des fanzines du monde entier qu’ils reçoivent est donné dans un numéro spécial. Quinze jours plus tard, je reçois un coup de téléphone, l'ont voudrait nous rencontrer pour nous proposer un projet pour un magazine français. Forcément, j’accepte et le rendez-vous est prit. Nous rencontrons le rédacteur en chef du magazine Wind (groupe Hersant) qui est consacré à la planche à voile, il nous propose de faire un numéro de Grave dans un numéro hors série consacré aux sports d’actions, Frédéric et moi l'ont accepte, c’est mal payé mais tant pis, ça donne de la légitimité au produit et c’est peut être l’occasion de passer à l’étape supérieure et de transformer l'essai.
Planche à roulettes
Pour commencer, il faut évoquer l"année 1988, je suis sur le point de signer avec Frédéric m. le livre sur le "skateboarding"; la planche à roulettes. Je fréquente assez souvent fred et nous passons pas mal de temps dans des bars autour du Panthéon et nous pratiquons le skate avec acharnement pour savoir qui est le plus doué sur une planche à roulettes. D'autant plus qu'après la création d'un petit fanzine sur le skateboard, (Grave), l'ont m'a contacté pour l'étape suivante, notamment celle avec la commande d'un livre sur ce sport d'action pour les éditions Glénats.
Près du siège du FN
Dans le cadre du divertissement alcoolisé, un soir de juin 1987, je suis invité à passer la soirée avec frédéric m. et certaines de ses connaissances. Cette visite n'a rien à voir avec le skateboard, car ce sont des personnes que je ne connais pas et qui sont proches de Fred M.. A moto, nous traversons la Seine pour nous rendre à Saint-Cloud dans les Yvelines (78) dans le petit studio où nous sommes invités. Un type nous acceuilles et nous discutons autour d'une bière. A Saint-Cloud à cette époque, à quelques mêtres de là, se trouve le siège du Front National. Dans le petit studio où nous sommes, l'ambiance avec l'alcool devient plus vénéneuse et soudain, je suis un peu pris pour cible par les protagonistes des lieux. Ils me demandent comme s'il s'agissait d'une enquète judiciaire; si je connais une série de formation musicale britannique, la plupart qui sont énumérée me sont inconnues au bataillon des nouveautés anglaises et écossaises. Ils finissent par se calmer et je rentre chez moi, sans dommages, ni sueur froide. Le propriétaire du studio est un type avec une grande gueule, il semble avoir, une dent contre moi. Je ne le considère pas vraiment et j'oublie la bobine qu'il peut avoir. Au revoir messieurs, à la prochaine...si je veux bien.
L.A Department
En 1988, j'effectue mon dernier séjour aux états-unis, je retrouve fred m. qui habite dans un quartier tranquille de Los Angeles. En ce qui me concerne; mon voyage ne se déroule pas comme prévu et je ne sais pas où dormir. Fred me présente à des connaissances étudiantes qui ont loués un appartement; moi et mon sac de couchage, nous sommes sans toit et les étudiants français refusent de nous héberger. Comme nous sommes à L.A pour écrire le fameux bouquin sur le skate, fred reste avec moi et quitte ses compagnons de la svastika. Nous retrouvons de quoi se loger et heureusement que le fameux bouquin m'a permit de n'être pas seul pour cette période périlleuse, sinon je serais resté dans une situation difficile pendant une semaine au minimum. Rétrospectivement, je reconnais le type précédement vu à Saint-Cloud, dans le petit studio proche du siège du Front National. Je souligne au passage, la précaution extrême avec laquelle, j'ai été amené à quitter les lieux, avec des gens qui ne veulent pas céder un centimètre carré de moquette. Je ne pouvais pas m'attendre à plus crétin que ce King Kong probalement conçu avec des shots de Malibu par ses parents et disposant d'un cerveau de la taille d'une noix de cajou avariée. Quant à fred m. Nous passerons une parti du temps ensemble à L.A alors qu'il faut travailler sur le livre que nous avons en commande.
Toujours en 1988
Depuis 1987, je garde en mémoire, un type qui va jouer un rôle important dans mon futur. Je ne connais pas son nom; Appellons le,...: Ivan;... Ivan le nuisible.
Le pot de confiture
Un jour dans ma chambre, je suis surpris par mon père alors que je fume un pétard. Dans les vapeurs de fumée de la marijuana planante dans la pièce, son premier réflexe est de rire sous les effets de produit, quand je lui breudouille des explications.
L'ambiance "Médoc"
En octobre 1988 Fred vient de partir faire son service militaire et la perspective de passer une année pratique dans mon école d’audiovisuel me pose problème car je ne me sens pas au niveau. J’ai effectué une bonne première année, je suis second, parmi un total de douze élèves qui ont tous le bac. Néanmoins, j’angoisse quand même beaucoup. Ce qu'il faudra retenir de cette époque C'est le manque de recul que je suis en mesure d'avoir quand à ma situation, j'ai une vie de "patachon" qui fument allègremet du "chichon" et ce n'est pas vraiment ce que je voulais faire de ma vie. L'inconscience se faisant, il ne faut pas oublier ce pépin au cerveau qui ne trouble personne, sauf moi et c'est toujours très particulier de s'observer. Avec le cannabis et son association avec les médicaments, ce problème est encore plus conséquent et difficile, idem pour le mariage alcool et médicament. Il faut quatre ans pour éliminer l'alcool de votre corps. Les médicaments interviennent et vous plonge dans une petite létargie d'ambiance, il faut bien se connaître et savoir s'analyser en détail pour retrouver ses esprits, sentir son libre arbitre se rapprocher de soi et vous éclairez. Actuellement, il me semble être chimiqument à 80% de mes capacités. Je ne bois pas, je ne fumes pas, je mange mal certes mais je suis bien et avec une santé plutôt correct. En tout cas, j'essaye d'y veiller.
Trésor de campagne et stupéfiants
Je vais, maintenant vous expliquez, pourquoi, je suis contre la légalisation du cannabis, en prenant en considération, la santé, l'économie, la pression politique, les amendes et la raison de cette dérive.
La santé
Le risque que vous prenez en fumant du cannabis, vous ne le connaissez pas avec ce qu'il peut contenir comme élément complémentaire, loin du thc. Une bonne petite molécule de merde peut se retrouver dans votre joint car ce n'est pas vous (la résine) qui l'avez cuit dans le four à pain. Par ailleurs, d'un point de vue psychologique, c'est tellement agréable que votre petit cerveau ouaté comme le coton s'y habitue très vite. Même, si l'on ne peut pas parler de dépendance physique s'exercant sur vous, il y a une dépendance psychologique qui est indiscutable. Le produit rend l'esprit positif et où l'on s'enferme dans une bulle imperméable à l'intérieur de votre cerveau. Donc, le patient, le client, le zombie, il en redemande en particulier car fumer du cannabis, c'est agréable mais ce n'est pas bon pour la santé car les poumons aussi ça les abîment.
L'économie
Pour l'économie souterraine du cannabis, l'on parle de 160 000 personnes qui vivraient de sa vente et de sa revente en france. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'autre travail équivalent à faire, aussi bien rénuméré, d'une part et part ailleurs, pas de travail du tout, ou alors, les plus harassants. Mais attention, le deal, faire cela toute sa vie, est-ce envisageable, sans avoir de formation professionnels ? Car, entre les allées et retour en prison ou laissés pour compte dans la rue, les dealers en prison, ils ont au moins un toit et on leur donnent à manger. D'ailleurs, avec peut être une femme et des enfants qu'ils ont oubliés, c'est peut être la société toute entière qui avait fini par les oublier.
La pression
La légalisation, c'est quoi ? Est-ce que ce sont les consommateurs bidasses qui se battraient avec des fleurs contre des chars de l'est ou de l'ouest, du nord ou du sud ? Un nouveau viëtnam dans les plaines de la Lozére ? La légalisation, ça pourrait être aussi un territoire dans lequel, le cannabis serait autorisé comme, dans un zoo avec ses marginaux chômeurs à qui l'ont donneraient, trois cacahuètes et un peu de drogue, comme dans une sorte de réserve dans le Larzac. Pourtant, la france peut, encore, s'abstenir de ce genre de bétises et nous éviter cela. Est-ce trop tard ? Car avec ce produit miracle, soi-disant, est-ce qu'avec la paté casimir, mon chien a retrouvé le sourire ? Est-ce que c'est grave ou est-ce qu'à la fin du repas l'ont s'échangent bien le mégot parfumé pour mieux réfléchir ? L'artiste retrouvera t-il ses ailes et sa créativité pour mieux s'agiter ? J'en doute, alors pitié, mesdames, messieurs les politiques sur les réseaux sociaux, gardez vos mots, évitez-nous ça, n'en faites pas une simple question d'argent et de survie car ça concerne le chômage, la délinquance (évidemment) et la santé.
L'amende
Toutefois, pour les autres, n'imaginez pas que le fait d'imposer aux consommateurs une amende, peut résoudre le problème, détrompez-vous, car le coût de cette amende sera reporté sur le prix de vente en tenant en compte, le risque de la répression policière, qu'elle représente. A cela s'ajoute qu'en terme d'innovation, ce n'est pas nouveau. Drôle de politique, si l'on s'inscrit dans cette logique, mais cela ne résoud pas le fond du problème: l'emploi. Parce que si la société civile ne peut répondre en terme d'emploi à la fatalité du chômage, l'on retrouve les terrains de la débrouille et cela fait 40 ans que la société française pose son mouchoir courroucé sur ce qu'elle refuse de voir et d'affronter en face. Et puis pardonnez moi mais fumer du cannabis est-ce que c'est digne ? Est ce que l'ont se grandit avec cette image de rebelle, de révolutionnaire hors du système. et franchment avoir à payer pour le produit, c'est une chose mais en plus pour une amende, alors là c'est carremment pire que tout.
La réaction
Faute d'avoir voulu l'intégration voire l'assimilation, maintenant, c'est juste la réaction, mais un peu tard et mal, avec l'exécutif et par le biais du régalien. Parce que la société civile n'a pas eu ni l'impulsion politique ni la volonté de vouloir changer les choses en cherchant à s'assoir uniquement, sans en avoir conscience sur un agenda électoral. Ainsi, depuis 1981, on a clivé la population en deux, dans une politique, à très courte vue et pour ça l'on peut remercier les extrèmes droites et les irresponsables pour ne citer qu'eux.
Sophie la française
Sophie est une petite française un peu ronde avec des mollets de coq. Elle a du charme dans le désert affectif qui est le mien en octobre 1988 et c’est une guerrière avec du tempérament. C’est la fille ainée d’une famille de Courbevoie, son père est informaticien dans une grande compagnie d’assurance et il aurait mis au point un langage informatique au sein de l’entreprise. Un soir, elle se jette sur moi et m’embrasse, super, je suis très content, enfin une qui a du cran. Va suivre une relation tumultueuse, qui aura le bienfait de m’ouvrir les yeux sur beaucoup de choses, elle finira par me quitter six mois plus tard. Elle fut la meilleure que je rencontrai à l’époque, intelligente, prête à m’arracher le cœur si j’enfreignais les limites de la bienséance. Faute de ne l’aimer pas suffisamment à ses yeux, elle était parfois cruelle, et lorsque je l’observais complice et goguenarde avec l’un ou l’autre de mes amis, j’étais déchiré par une profonde meurtrissure qui avait pour nom jalousie et qui se conjugue avec le temps de la passion amoureuse. Nous sommes pourtant partis en vacances tous les deux en Belgique et la voiture s’en souvient encore comme une femme de France. Ce que je découvrirais par la suite c'est que sophie est téléguidée par Ivan le nuisible et qu'elle n'est pas là pour rien. C'est la raison pour laquelle c'est gratuit et sans engagement et personne dans ma famille ne voit le danger qui vient.
La psychologue
Sophie essaye de me comprendre et ça me fait du bien de la sentir un peu aimante. Un week-end nous partons tous les deux dans la maison de campagne. Je ferme la parenthèse sans m’en apercevoir. Sophie, prend sa décision, elle va partir. Mon sommeil ne s’améliore pas.
Clap de fin
En avril quatre-vingt-neuf, mon école d’audiovisuelle se termine et je ne vais en cours que rarement, la tension est forte, mon professeur principal Franck Soloira. me demande si ça va, je marmonne que oui, mais le choc est violent, extrêmement violent, car je ne dors que deux heures par nuit. Pour le dernier des travaux pratiques à faire de l'année, il s’agit de trouver un sujet précis, faire des photos et de présenter son travail. L’occasion est toute trouvée. Porte d’Asnières, il y a un endroit insolite, c’est une station de ravitaillement de chemin de fer, elle permet aux michelines de la gare Saint-Lazare de faire le plein de diesel. Ces trains de banlieue desservent la partie ouest de la région parisienne, c’est un site magique qui est anachronique et désert, j’ai deux appareils photos avec deux focales différente avec le trente-cinq mini mètres et le grand angle de vingt. J’aurai la meilleure note.
(1989/1991) Le neuropsychiatre
C’est en juin 1989 que je ne dors plus tellement (2 heures par jour) et je commence à avoir des propos incohérent, ma mère s’inquiète, je dois voir un psychiatre. En juin je rencontre le docteur Geneviève C. à Neuilly-sur-Seine. Très vite, je lui fais une confession intime sur ce qui me hante et sur un détail, je mens, probablement dans le souci de vouloir trop bien faire et c’est le zèle plus que la duperie qui me fait mentir. Avec les médicaments je recommence à dormir mieux. Vient une période où j’ai libre antenne, si je puis dire et je lui raconte tout ce qui me passe par la tête parfois, des choses complètement saugrenue, parfois plus sérieuse, elle note tout de façon mécanique sans relever quoique ce soit. Je crois qu’un jour quand ça ira tout à fait bien, je pourrais arrêter les médicaments, comme si l’on pouvait finir par être guéris. Pris en défaut d’argument et face au silence, je fini par vouloir me séparer d’elle. A cet époque, je ne ressens pas les effets indésirables des médicaments, je ne suis pas fatigué ni aucune confusion mentale, j’ai une vie normale bien qu’un peu dissolue et je continue à fumer du h et à boire. Sous sa directive de la psychiatre, j’effectuerai le test de Rorshash avec des formes dessiné chez un autre médecin que je ne connais pas. Pour faire le malin, heureux de l’intérêt que je suscite, je vais m’ingénier à ne rien voir dans les formes, je n’évoque qu’uniquement une feuille plié en deux avec de la peinture, je ne m’attarde que sur la caractéristique technique du dessin pas son évocation subjective imaginative. Le rapport du médecin sera très difficile et peu élogieux sur ma personnalité. Pendant les années quatre-vingt-dix, on m’indique un autre médecin, le docteur Jean-Louis C. qui lui est neuropsychiatre, c’est un homme d’un certain âge au ton adulte et rassurant, mais nous discutons de beaucoup de domaine, les espérances professionnelles, la famille, les excès du cannabis, il me m’est en garde de ne pas trop en abuser, nous allons même jusqu’à évoquer le parricide, il m’écoute attentivement, puis invariablement à la fin de la séance, il a une phrase rassurante.
Alors, qu'il rêve de famille
Au mois de juin 1989, Sophie est loin et je suis très loin d'elle. Mon frère m'emnène déjeuner à la "Divette de Montmartre" qui est un petit restaurant de la Butte bien connu avec ses habitués. Autour de la table, mon frère, Claire, une jeune fille de seize ans et son père jacques, libraire. Après le passage tumultueux avec Sophie et ma visite chez mon premier psychiatre Geneviève C. les insomnies ont pour l'instant disparus. Claire est plus que mignonne et elle le sait, et ne manque pas de le faire savoir avec une répartie agréable et elle en joue avec l'ambivalence du discours séducteur d'une jeune femme lègère et fine comme son père veut la voir et comme il l'a façonné, pour ne pas dire modeler. C'est peut-être pour cela qu'elle fait rire, toute la table pendant le repas. Conscient que si je ne saute pas sur l'occasion, l'espoir de me trouver peut être une épouse, s'éloignera, je lui donne rendez-vous la semaine d'après et personne ne retrouve à dire quoique ce soit et sans avoir à me justifier, je suis formel et dans la clarté.
Une petite ensorceleuse
Quelques jours plus tard, nous nous retrouvons dans le salon de l'appartement là, où nous habitions avec mes parents, rue jean moréas, je suis dans un fauteuil, elle est assise dans le canapé, nous discutons. Elle fait semblant de s'endormir, (la marmotte). Ne sachant que faire. je la rejoins (tel zorro) dans le canapé, je lui donne un baisé, nous nous embrassons, peu après, nos corps vibrent, à aucun moment, elle n'a dit, non. Je ne suis pas un ange, mais Claire ne l'était pas non plus, elle aurait pu tomber sur un type plus pervert, c'est entendu; Toutefois, j'ai toujours pris en considération le fait que je respectais son jeune âge. Et forcément, je ne lui ai pas fais un bébé dans le dos. Je vais la fréquenter pendant deux ans, de juin 1989 à septembre 1991, un jour, alors qu'elle dort chez moi dans ma chambre de bonne, Laurent f. vient me voir à l'improviste pour me faire "gouter" du hashish indien coupé à l'opiacé. Evidemment, c'est très agréable la sensation d'un coît en ayant consommé de la drogue mais c'est aussi pourri avec cette résine qui rends malade ou qui endort. Ce n'est pas un hasard, si ce type débarque chez moi, à l'improviste alors que je suis avec Claire. Pour moi, encore sensible aux produits illicites, psychologiquement dépendant, comme un con, j'adore les effets délicieux du cannabis couplés avec l"érotisme. Et puis, j'en profite de cette crotte de mouton quand c'est gratuit et offert par laurent à un prix extraordinaire, puisque c'est gratuit. Ce dernier est auvergnat et un sous c'est un sous, et pour lui, il se devait d'investir, quand il y a le moyen de tremper sa nouille, pour ça laurent mon gentil navet, n'avait peur de rien. Et évidemment, il est là pour ça. Claire dans la conversation, alors que nous sommes tous les trois tranquilles et sage dans l'espace exigu des neufs mêtres carré de la pièce, dit en s'adressant à Laurent: "C'est à la fois, très simple et très compliqué". On se demande vraiment de quoi voulait-elle faire allusion... Sûrement pas à autre chose qu'un banal coït. Et laurent entre deux nuages de fumée sera prêt à lâcher un mot qui en dit long: "Self-control" comme une sorte de peine à jouir et moi, les animaux je les trouve sympa, surtout au naturelle. Une fois Laurent parti, sa moto pétaradant dans la nuit, elle ajoute; "Il ne vient uniquement que pour te faire fumer un joint ?". C'était cruel de me dire cela, Claire. Et puis les motos, Claire, elle les aimaient bien, c'était viril et ça faisait du bruit. Ils ont ça en communs, avec les chevauchés sauvages sur le périphérique et en fait, je vais vous confier que chacun son truc, après tout, même avec des pots d'échappements.
La chute fut douloureuse
En mai ou juin 1990, après un an de rapport avec moi, sans vraiment de complicité, sauf quand, je l'a fais rire, elle semble jouer une sorte de double jeu. La vie, c'est aussi parfois plus redoutable et l'on ne rit pas toujours. Quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup, n'est-ce pas Martine ? Et j'organise une fiesta, rue jean moréas, y sont réunies quelques personnes, des proches, des moins proches et de parfaits inconnus, certains fument du cannabis d'autres pas. Pour commencer Gilles a. m'invite à fumer du hashish avec une pipe à eau dans ma chambre, sur ordre du service au public. Je resterai sous l'effet de la drogue toute la soirée. Et évidemment l'on chasse le blaireau dans son terrier et à la fin, est-ce qu'on lui donne la mort ou l'on lui coupe la queue avant ? C'est bien ce que je pensais, la meute chasse aussi en nocturne et attend souvent minuit. Dans la vie, la drogue, ce n'est pas ce que j'ai fais de mieux et Claire restera dans le salon accompagnée jusqu'à deux heures du matin par Didier, mon cousin, et pépé, un camarade très calé en ce qui concerne l'informatique. Au moins, ils l'auront protégé pendant tout ce temps-là. De l'autre coté de l'appartement, le bureau (comme dans le cuëdo avec le colonel moutarde) l'on y retrouve les fumeurs et les inconnus au 3ème bataillon du pétard mouillé et tous répondent à l'appel sauf Carole qui elle de formation supérieur préfère les crudités avec de la mayonnaise. Quand Claire me voit rire avec elle, c'est la fin des haricots pour moi et je vois dans le regard de la jeune fille le trait jaloux de la liste noire accompagnant la charette.
Qu'est ce j'ai fais avec sa mère ?
A partir de deux heures du matin, Claire vient m'expliquer que sa mère va venir la chercher. Elle est mineur et sous ma responsabilité, j'hésites à la laisser partir, une conversation s'engage, elle ne veut rien savoir, je finis par céder et la laisse s'éloigner. Du balcon, je l'observe, puis à l'angle de la rue, elle se coiffe d'un casque de moto, l'un des types présent à la soirée que je ne connais pas, démarre sa petite cylindrée (pas vraiment une harley davidson, plutôt du genre, pétrollette) et ils s'éloignent dans la nuit, alors qu'elle s'est apperçu que je l'observais. Aujourd'hui je le suppose, c'était le départ avec son cousin présent à la fête qui conduisait la moto et il était probablement amateur de motocross et ça, je ne le comprendrai que récemment.
Late show pour Jérôme V.
Parce qu"une certaine médecine française voulait attendre que je vieillisse, je continuerai les grosses bétises avec les produits illicites pendant trop longtemps, si j'avais suivis un plan de désintoxication du H. et de l'alcool, cela aurait pu changer ma vie et la rendre presque normale à partir de 25 ans. Mais non, il fallait que je sois vieux et usé et 35 ans plus tard, attendre pour être correctement soigné. Alors à qui la faute ? Aux médecins ? Aux militaires ? Ou aux politiques ? La soirée dans l'appartement de la rue Jean Moréas s'achève vers trois heures du matin, nous sommes en juin 1990, il reste Jérôme v. présent. C'est l'un des plus notoire dealer du quartier et moi inébranlable, je mets les verres dans la machine à laver la vaisselle alors que Jérôme veut fermer le bal et je ne sais pas, ce qu'il cherche en restant ici à squatter le canapé. Peut-être s'attendait-il à une formation multimédia accélérée ou à ce que je lui achète de l'héroïne pour soigner mon blues ? Remarquer, l'opium, je n'y avais pas encore gouté avec un "mars" toujours selon ses bons conseils qu'il me donneras quelques mois plus tard, mais si vous aviez vu l'apparence de l'étron completement antracite que j'ai évacué, il y a quelques années à l'aide de médicaments adéquats, peut-être auriez-vous eu peur qu'il ne soit contaminé et cette fois-ci, je n'ai pas été entouré de demi-scalpel ou de gardien du haut-médoc. Mes médecins sont compétents désormais et non plus corruptible, ce qui change la donne. A l'heure qu'il est, Jérôme à peut être déjà écrit à l'aide de stupéfiant sa propre version. Jérome a-t-il rompu avec son passé de grossiste de produits illicites et est-ce que son dada maintenant, ce sont ses deux pékinois comme chien de traineau ? Car c'est un secret pour personne qu'en 1994, il avait approché Jane et elle était persuadé que son idylle avec lui ne devait pas dépasser le niveau deux des relations à l'horizontales. Evidemment, il s'est sentit obligé de me "tailler un costard" en rêgle qui lui à l'époque s'habillait comme un Moudjaïdine du commandant Massoud. A 22 ans, il n'était pas encore très éloigné du souvenir désagréable des trépinations douloureuses dans la classe de Madame Mussard et il était agité sous les coups froids de la rêgle d'acajou. Tout ça en ayant auparavant perturbé le calme de la classe. Ce bois précieux avait un prénom, il s'appellait Joséphine. Véridique, personne ne pouvait mieux avoir trouvé une dénominaion aussi sévère que juste. Pour vendre du cannabis afghan, Jérôme disposait, donc d'un très beau costume de rebelle. Ce jeune larron en foire devait être le Barzoï des montagnes accidentées de l'Asie Centrale; moi, s'était la camisole des salles moltonnées sans fenètre, Nobody's perfect. Et dés lors que je suis pris en charge par la psychiatre de Neuilly sur Seine, cette spécialiste de la mauvaise humeur et des micro-particules envahissantes et sa diaspora communautaire va s'accorder avec un autre regroupement de gens qui eux sont, d'une obédience orthodoxe dont Jérôme était l'un des protagonistes avérés. Nous avons donc ici à voir avec des coups bas qui sont le fruit de trois nigaux. Pierre H. et sa petite famille et Jacques et Jérôme V. et ces trois-là, ce sont jurés une chose, soit que je meure, soit que je ne puisse jamais me retrouver proche de Jane qui elle avait toujours eu un faible pour les grands chapeaux qu'elle osait sortir en dehors des grandes occasions ce qui lui prodiguait un autre atout et pas des moindres. L'ont comprend alors mieux le rôle des psychiatres que je rencontre à l'époque et ce que les gardiennes de la culotte impécable de Jane essayent de mettre en évidence. Tout est bon pour influencer les autorités dirigeantes et persuader Jane que je suis la bête à traquer et à mettre à mort et alors que j'avais joué avec elle sur le terrain de la légerté, de l'humour, du sourire et que par ailleurs, je l'appréciais, jusqu'à avoir eu enfin des couilles (dixit Jane) elle s'éclipse une première fois en 1988, la suite pour moi c'est l'obligation de voir une psy (à cause des problèmes de sommeil) je ne reçois à nouveaux de nouvelles d'elle qu'en 1993 alors qu'elle habite rue des Dardanelles. Les médecins vont décider que je ne suis pas assez adulte (la communautée juive m'a toujours prient pour un enfant, ça en dit long...) quand aux arméniens, ils jubilent à l'idée de prendre comme otage Jane et d'investir une place sur laquelle, ils n'avaient cessés de lorgner depuis plusieurs années. Je connaissais Jacques V. le frère ainé de Jérôme depuis 1982 alors que je trainais avec Régis G et Thomas G. Le ska représentais l'élément moteur de nos motivations en commun.
Pas une, mais des dizaines d'hypothèses
Je tiens à dire que personne autour de moi ne m'a soufflé ou expliqué cette situation qui s'étale sur des périodes longues de quarante à cinquante ans. C'est un cheminement long sur ce que j'ai retenu de ces parenthèses de boite craniènne. Il m'a fallut mettre au point de longues hypothèses pour daigner sortir de ma réserve et reprendre en détail ce qui a fait et défait mon histoire depuis 1989. Les choses sur lesquelles il me fallait revenir représentait à chaque fois 40 versions de bases pour detenir un semblant de vérité. Cela fait cinq ans que je n'ai pas bu une goutte d'alcool avec mes médicaments, ce n'est pas un hasard si à présent, je renous avec des capacités me revenant peu à peu, mais lentement. Personne n'est en mesure d'imaginer l'état dans lequel vous êtes mentalement avec un passif de 35 ans dans ma peau et soumit à la double peine alcool et médicament; A cet occasion, je suis passé par dessus quelques barrières et je ne suis pas encore mort à ce jour. S'ils ont agit avec leur seul libre-arbitre et responsabilités mes premiers psychiatres parisiens ont été minables, incompétents, voir malhonnètes et si c'est arrivé pour moi, c'est arrivé à d'autres. En décembre 2022, mon médecin traitant m'explique que mes résultats sanguins ne sont pas bons et que je dois absolument arrêter l'alcool sinon je risque un cancer du foie. Vrai ou faux, qu'imorte dans le doute néanmoins j'otempère. Depuis cette date, j'ai arrêté de boire et si en 1991 l'ont m'avait expliqués que je risquais un cancer des cheveux évidemment, j'aurais arrêté la drogue et l'alcool avec mon traitement médicamenteux en paralèle. Je ne suis pas suicidaire, ma vie j'y tiens et j'y tenais déjà en 1991. L'ont m'a volé du temps, le bien à mes yeux le plus précieux. Et à cause de médecins véreux et calculateurs, mais aussi peut être aussi tout simplement l'avis des militaires, je me suis farcis, ce que l'ont appel une base à trente. Et trente pour 30 ans ! Dis-moi Jane, dans la RAF, il t'en reste 29 ? Puisque qu'avec mère-grand nous sommes à 1 ! Pas la peine de faire la retord de service avec des jeunes gens qui t'envisages; mais j'enrage juste sur les diplomés du cervelat et sur les inventeurs de la résine de cannabis qui sont anglais. Toutefois, si j'avais pu l'éviter, j'aurais fait différement. Heureusement que je ne suis pas resté à regarder les trains passés dans le champ de Luzerne et que malgré tout, j'ai su me réinventer par petite brique et pas à pas; et ce, à travers le gout de l'effort et le travail. Je tiens également à te dire une chose: des femmes roués, j'en ai osculté le cerveau avec des apparences et j'ai été agréablement surpris par la mécanique inteclectuelle dont certaine disposait. je n'ai jamais fais dans le quantitatif comme Laurent f. Les femmes dans ma vie, il ne peut y en avoir deux. Je suis juste dans le qualitatif mais de la même manière dont j'ai pu te monter au pinacle, il y en a qu'une autre que je juge également exeptionnelle à cet instant. Cependant tu es l'une pour laquelle j'ai le plus d'admiration si toutefois tu es celle que j'ai croisé il y a quatre ans pas loin d'ici.
Last exit to Jane
Le dernier signe de vie de Jane, je l'obtiens en 1994, après son divorce avec son brillant mari Britannique, la reine retrouve sa liberté, elle et son petit garçon. Au cours des 20 dernières années qui se sont écoulés, Jane n'a cessé de rester dans un coin de ma mémoire, toujours omniprésente à travers la musique qui nous passionnait, évidemment, la musique c'était l'anti-déprésseur que nous apprécions tant et qui, pour l'un comme pour l'autre (en temps normal) représentait la perfusion utile et agréable dont nous avions, tous les deux tant besoin. Je garde en mémoire tout ce qui m'a fait aimer les filles géographiques et les cartes d'état-majors et en particulier parce qu'elle n'était pas à l'origine française. Le fait qu'elle soit citoyenne du royaume-uni la rendait encore plus séduisante, un charme exotique proche d'un dîner à 17 heures et ensuite aller au Pub à Hemel-Hampstead. C'était un atout pour elle et j'ai eu le sentiment que nous pouvions rire à s'en tordre les boyaux. Et par ailleurs, être comme des individus sérieux dans des domaines aussi divers que variés, ne sachant pas faire dans la philosophie de bazar ou la prose de circonstance.
La petite princesse
Après la soirée de juin 1990 à Paris, Le lendemain, comme convenu, Claire doit me retrouver vers 18 heures, rue Jean Moréas. Elle sonne, je lui ouvre la porte avec une question à la bouche "que s'est-il passé la veille ?" Elle me répond, "Je me suis fais violée", dit-elle. Décontenancé et imaginant le pire avec sa réponse, je ne cherche pas les détails qui pourraient la faire replonger dans une situation qui est récente et que j'imagine traumatisante (la nuit précédente), donc, je me garde bien de lui faire revivre la scène en lui posant des questions et la curiosité pour les détails de ce genre de chose, ce n'est pas mon fort. Je marque mon désacord, pourtant je ne l'exclus pas de mon univers car, évidemment j'ai des sentiments pour elle. Je suis surtout furieux qu'elle m'ait mentis et si j'avais pu la retenir, l'on n'en serait pas arrivé à cette extrême limite et elle plaide non-coupable. qu'elle coeur d'artichaud avec les poils, j'ai pu être...à son intention
Par hasard et pas rasé
Le lendemain, mon frère me téléphone, me demande ce qu'il s'est déroulé, je lui explique : le mensonge de Claire, son départ, la cinquantaine (bien qu'ils étaient moins) de gens à la soirée. J'étais seul contre tous. Je lui ai dit la vérité, concernant ce panier de crabes, Franck a son explication, va tirer, comme moi, ses propres conclusions. (Je n'en saurai pas plus qu'avec la gardienne de l'immeuble et les tais d'oreillées disparates sur lesquelles il est facile de vaporiser un produit chimique et d'attendre gentillement l'amoureux en révolte piégés dans des chambres à coucher (J'y reviendrai)). Plus tard, nous resterons Claire et moi à faire un bout de chemin ensemble. Je l'aimais bien et en 1991, elle me quitte, car survolté et agacé, j'ai le malheur de lui donner une gifle pas très puissante, c'étais plus pour le geste. Elle était la fille la plus séduisante sous toutes ses formes que j'ai eu l'occasion de rencontrer. Je rechercherais à la voir et je vais lui écrire, elle ne me répondra jamais. Heureusement pour elle, sa passion pour les grosses motos va cesser et elle, sa spécialitée va devenir la haute-couture et maintenant, ce que je sais d'elle, c'est qu'il a une petite moustache dans le sud-ouest de la france et comme d'habitude avec ses histoires, l'on choisit ses amis, pas sa famille...Car quand rien ne marche, pourquoi ne pas faire un peu d'ironie ?
Fin du "Minitel" début de l'Internet
En 1993, quatre ans après le drame de ces affaires-là et c'est peu de le dire, je commence une formation dans le secteur de la télématique, en fait, sur tout ce qui concerne les secteurs des télécommunications. Le minitel, notamment car ce n'est qu'à cette date que démarre la commercialisation des services pour accèder à l'internet de son entreprise ou de son domicile privé. L'organisme qui gère la formation, offre ses compétences payantes pour apprendre à des jeunes gens des techniques déjà très éprouvés mais aussi très anciennes et concernant le "minitel". Bien que cet engin fut une vraie révolution dans les habitudes des français, en 1993, le futur des "télécoms" s'appelle Internet. Mais comme un crétin, je m'échine à vouloir faire une formation et ce programme sur le papier est séduisant. Les cours ont lieu près de Chantilly en Seine et Oise, mais qu'importe, je m'organise pour faire 80 kilomètres aller retour pour être présent aux cours et je fais 1 heure et demi de transport. Comme ça, pendant 9 mois et ensuite, j'arrive à me trouver un stage dans une filiale de Sony Music qui approche le problème du multimédia avec des produits électroniques "maison". Ce que je retiendrai de la formation c'est qu'avec toute la bonne intention du professeur principal, approcher internet ne pouvait pas se faire, normalement... C'est à peine si l'ont connaissaient le phénomène mais j'ai eu la chance de rencontrer des gens symphatiques. Puis également, je comptais beaucoup sur la création par la société Philips tentant de mettre en place son tout nouveau produit multimédia, le "Compact Disc Interactif". Le "CD-I". Après mon stage chez Sony arrive l'examen pour l'obtension du diplôme et comme par hasard la veille de l'examen, le dimanche, je rencontre Jêrôme V. qui m'invite à fumer un très bon cannabis bien moue, bien noir et d'origine afghanne alors que ce type de produit de haute qualitée ne mettait jamais proposé. Donc le dimanche, je fumes avec Jérôme et le lundi, lors du passage devant des professionnels de ces activités technologiques de communications mes moyens sont perturbés et, évidemment, je loupe mon oral. Pour autant, parce que j'ai beaucoup travaillé sur mon dossier concernant le Compact-Disc Interactif, j'aurais la mention bien. Et si j'avais évité la fumette en goguette du dimanche à coup sûr, j'obtenais le "très bien". Quand vous prenez conscience de ce détail qui n'en est pas un, vous vous dites, fumer du H. ce n'est pas ce que j'ai fais de mieux dans ma vie.
Le petit menu
Ensuite, en étant salarié, chez les uns, chez les autres, je fais des travaux qui ne demande pas de grande qualification et puis de petit travaux en contrat aidé, c'est à dire exonérer de charge pour l'entreprise, je suis devenu trop vieux et je fus très vite chômeur à plein temps avec le revenu minimum d’insertion. Ce n'est pas non plus à ne rien faire que je traverse les périodes de chômage. C'est l'époque de mon premier ordi assez puissant qui permet le montage vidéo, les images 3D, la retouche photo, le mutimédia interactif et là je profite pour me former en tant qu'autodidacte. En 1994, je vais créer un magazine sur cédérom, je propose mes services à une filiale de canal plus qui recherche du contenu numérique pour une chaine s'ppellant C:. Je propose mes contenus et ils hésitent et finissent par refuser. Pour autant, le début de l’aventure Internet commence en 1996 à travers mes premiers sites ainsi que la programation HTML, le niveau zéro du codage mais bien utile d'ores et déja.
Exit on country garden
En attendant, c’est mon père qui prend sa retraite et je dois quitter Paris pour suivre mes parents à la campagne dans un petit village d'eure et loir (28). Je ferai un bref passage à l’hôpital à Houdan, je rencontre un psychiatre, c’est tendu pendant l’entretien, je ne desserre pas les dents, je repartirai sans avoir dit un mot, pendant toute la consultation. il prend acte. De toute évidence, je ne suis pas heureux car je ne supporte pas la vie à la campagne, en étant isolé. Commence ici le sentiment de frustration et d’impuissance face aux évènements. Mon problème se reporte vers mes parents que je juge responsable de ma situation, puisque la première des réactions est de trouver un ou des coupables a une situation qu"il est difficile de maîtriser. Et si l'ont ne prend pas de recul l'ont risque bien de se tromper bêtement. Dans le cheminement mentale nous faisons des hypothèses qui reste parfois, sans réponses, ont les abandonne ou l'on trouve parfois des réponses pour soi mais lorsque que l’ont les confronte avec le réel l'ont est déçu et c’est un nouveau bénéfice final négatif. Je vie un désert affectif et professionnel, la vie parisienne et ses activités palpitantes qui ne se résumaient toutefois pas seulement à la drogue et à l’alcool me manquent. En 1998, j’obtiendrai l’allocation adulte handicapé et je passe du RMI à la cotorep, comme un ascenseur social qui serait au combien, fabuleux, en changeant de statut et de montant.
SOS médecins
Officiellement, je suis soigné pour mon sommeil, je crois selon un mythe urbain de junkie que j’ai fait un « bad trip » sous LSD, drogue que j’ai eu l’occasion de prendre aux États-Unis en 1988, et que depuis, je ne suis jamais redescendu. Il est hors de question que j’aille jusqu’à Paris pour trouver une barette de h. et je deviens, ainsi un consommateur très, très, occasionnel de cannabis. Mes occupations reste la télévision et la conception de page Internet personnelle, je ne joue à aucun jeu vidéo, je crée des programmes alternatif culturel avec mes créations et avec ce que contient ma bibliothèque. Néanmoins, j’ai besoin de médicaments, sinon sans, c'est la torpeur, le manque car les médicaments agissent comme une drogue qui vous rendent dépendant de la même façon que l'héroïne ou la coke. Les médicaments sont là pour que vous ayez besoin d'en prendre et d'en reprendre en cas de seuvrage et je consulte un psychiatre à l’hôpital de Dreux pour l’ordonnance. Les médicaments agissent avec pour principale activité d'agir sur votre corps de façon "coercitive", c'est à dire qu'ils vous obligent à ne pas vous négligez. Si vous ne vous lavez pas, vous vous sentez mal, si vous ne vous brossez pas les dents, vous avez mal aux dents. Si vous arrêtez votre traitement médicamenteux, au départ, c'est très agréable mais ensuite, c'est épouvantable. Exactement comme une drogue chimique qui ne s'arrête plus. Mais de ceci, je n'en prendrais conscience que bien plus tard, toujours pareil, le même problème je manque de clairvoyance en raison du mélange alcool et médicament et les médecins d'alors ne juge pas bon de me conseiller d'arrêter ni la dope ni l'alcool alors que je les informe sans peur de leur réaction. Entre 2000 et 2004, je ferais deux séjours de quinze jours à l’hôpital de dreux. Dont le premier, à la suite d’une rupture de prise de médicaments. J’y reste quinze jours avec une batterie de test, cette fois-ci sur des séquences d’expression sur l’imagination, je redouble d’effort pour trouver dans ce qui m’est présenté des idées pertinentes. Je me dis que cette fois, je vais en donner de la signification plus que pour les premiers tests, car j’ai le sentiment que c’est ceci ce que l’on attend de moi. Dès lors, commence le sentiment d’impuissance face à ce qui imperceptiblement se mets en place, personne ne m’a dit, personnellement ni à mes parents ce que j’avais, jusqu’à présent. Cherchant à avoir des explications, je serai hospitalisé à nouveau. Je sors de ma seconde hospitalisation avec un programme thérapeutique lourd. Je dors douze heures par jour, mes activités sur Internet s’arrêtent plus ou moins et je prends quinze kilos. La camisole chimique est forte jusqu’au plus profond de mon intimité et sur ce détail, l'on doit faire le deuil du plaisir et ce n’est pas drôle. Je rêve de jours meilleurs tout en ayant pas de solution valable, la famille s’adapte le mieux qu’elle le peut sans non plus avoir de réponse, l’institution n’en a pas non plus, le docteur P. gère la situation, comme un gestionnaire, se calfeutrant derrière le principe de précaution et l'abrutissement médicamenteux avec une visite d'un quart d'heure tous les trois mois et ç fabrique des ordonnances à tours de bras se blindant avec une sécurité renforcée de la camisole chimique. A partir de 2001, je commence mes premiers courriers postaux destinés à Daphné R. une journaliste sur canal plus avec un semblant d’espoir. Dans cette posture, je ne souhaite qu'une chose me relever et continuer droit devant moi. Le contenu de ces lettres est actuellement diffusé sur mon site terminal-media.fr bien que ce ne soit pas exactement la copie complète des originaux.
Ca ce discute
Alors qu'un débat à la télévision est consacré à la schizophrénie, dans l’émission « ça se discute » dirigé par Jean-Luc Delarue. C’est nouveau, cette approche sur la maladie mentale et les témoignages nombreux. Je m’identifie à ces entretiens et interview divulgués sur un plateau de télévision. C’est mon parcours, c’est mon histoire. Je m’intéresse de près à la schizophrénie avec ce que je trouve sur internet. J’en parle au psychiatre, il m’explique qu’il n’avait pas, me concernant fait de diagnostique. Qui croire ? Est-ce possible une ordonnance sans diagnostique ? Des médicaments sans maladie ? Suis-je oui ou non schizophrène ? Autant de questions qui seront posés et dont les explications du docteur P. deviennent incompréhensibles car trop technique et par ailleurs, il doit être d'origine polonaise ou venant des pays de l'est, ça logorée est dautant plus confuse quand il essaye de s'inscrire dans les détails d'une maladie complèxe en pré-fabriqué et il est évident que je ne suis pas un spécialiste aguerrie et expert en psychiatrie. Deuxième raison, j’ai le sentiment que je suis un cas parmi d’autres et qu’il ne veut pas « s’embêter » avec moi. Sans doute estime-t-il que je ne suis pas apte à comprendre des schémas plus simples ou des explications, il aurait préféré les partager avec des collègues plutôt qu’avec le problème. Toutefois, je ne peux pas croire que ce n’était pas chez lui, une intention délibérée et comme on dit dans le langage populaire avec l’idée de « noyer le poisson ». Ce qui avait pour effet et c’est simple à comprendre à vouloir renforcer sa position de sachant, plus dominant encore. Puis, un hôpital c’est grand, il y a de nombreux malade et autant de cas de figure représentant des statistiques rationalisables. Autre raison, c’est l’infantilisation que le statut de malade entraîne, il est orchestré par toute l’institution médicale qui va de la gestion d’un lit par l’aide-soignante tout comme le professeur qui vous annonce la naissance dans votre organisme d’un cancer incurable, alors imaginons un prétendut malade mentale diagnostiqué schizophrène dans son parcours du combattant sur un terrain des opérations qui s’affiche au fur à mesure qu’il progresse. Et quand j'écris ses lignes, l'infantilisation du malade n'est pas un sujet étudié à la suite du covid-19. La seule alternative face à mon désespoir professionnel, sociale et affectif, c’est ce que me propose le docteur P. : l’hôpital de jour, je ferais un test de trois semaines, n’en pouvant plus, j’annonce que je ne veux plus y aller, ce n’est pas la contrainte qui me fera prendre cette décision, c’est l’ambiance qui n’arrange rien dans ma vie. Ils accepteront sans sourciller.
(à suivre...)
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